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- Nom(s) de mon/mes Chien(s): Storm, ( Border Collie )
   
| Les peurs et les phobies chez le chien ! Je ne sais pas si ce sujet intéressera quelques membres, mais dans le pire cas, il servira de rappel.
Je suppose que tous, nous avons été, un jour ou l’autre, exposés à une réaction de peur de la part de nos loups.
Et bien souvent, cette petite frousse a tendance à être banalisée par nous, humains.
Ce que l’on ignore parfois, c’est que cet état de stress, aussi petit nous semble –t-il, peut parfois avoir des conséquences désastreuses sur l’état émotionnel et d’équilibre du chien, quelle qu’en soit la race.
(Bien que je me permettrai de dire, que chez le border, dont la sensibilité est au dessus de la moyenne à mon sens, c’est encore plus vrai. D’autant plus que pour un chien de travail, l’équilibre est primordial).
La peur est un sentiment normal, ce qui nous fait parfois oublier que cette peur peut parfois évoluer dans le mauvais sens et se transformer en véritable phobie, pathologie à part entière.
Pour permettre à tous d’y voir plus clair et donc agir en conséquence, voilà, repris dans un gros résumé, les points importants relatifs aux peurs et aux phobies de nos chiens.
(Je vais essayer d’être le plus clair possible, mais comme vous vous en doutez, ce n’est pas toujours évident). Quelles différences entre peur et phobie ? La peur est une émotion normale, qui a pour but de provoquer au fur et à mesure chez le chien une réponse plus adaptée, plus proportionnelle face à l’élément déclencheur de cette émotion.
Elle va avec le temps, permettre à l’animal de s’adapter à la situation qui initialement, le mettait mal-à-l’aise. Ce sentiment de crainte est abordé comme un état de motivation à trouver des comportements adaptés. (La nature est bien faite, je trouve).
Dans le monde animal, la peur fait partie des émotions de base, comme la joie, la colère,…
Qui plus est, la peur est réversible.
Ce sentiment est exprimé de diverses manières telles que
-L’agressivité
-La locomotion, (fuite, etc).
-L’élimination, (défection, etc).
-Divers comportements sociaux, (postures, aboiements , etc).
-Activités de substitution
- La phobie, quant à elle, est considérée comme une perturbation émotionnelle clinique, qui va se traduire par un état permanent de crainte.
Dans le cas d’une phobie, la peur est disproportionnée par rapport à la nature l’élément déclencheur.
Elément déclencheur, qui dans la plupart des cas, fait partie de l’environnement habituel du chien).
L’ évolution des phobies, si légères soient-elles, est extrêmement néfaste pour l’équilibre du chien.
Il existe deux types de phobies. Quels sont les deux types de phobies animales ? La phobie ontogénique : Cette phobie se rencontre dans des situations non aversives que le chien n’a pas assimilées dans son pannel de situations rencontrées durant la période « sensible » de sa vie.
Il n’y a pas d’événement traumatique qui la déclenche. Par ailleurs, elle survient très tôt. La phobie post-traumatique : il s’agit d’une réponse anxieuse acquise lors d’un événement unique, ou répétitif, à n’importe quelle période de vie.
Ces phobies sont régulièrement provoquées aussi par un « mauvais » conditionnement opérant, ou un conditionnement mal mené. Comment s’installe la phobie ?
On reconnait trois origines possibles aux peurs et aux phobies chez le chien :
-Une origine liée au bagage génétique.
-Une autre qui dépend de l’expérience précoce.
-L’apprentissage. Comment la phobie évolue- t’elle ?
Cette pathologie évolue en quatre stades. -Premier stade : (Etat phobique simple ou stade dynamique).
Lorsque l’élément déclencheur disparaît, le chien retrouve son calme de suite, instantanément. Les accès de paniques sont ponctuels, et sont limités à la durée de cet élément.
Exemples : Les pétards, les feux d’artifice, etc…
Ce stade se caractérise par des symptômes tels que l’agitation, des tremblements, tachycardie. -Deuxième stade : (Ou stade de généralisation).
Le chien présente un état de crainte de plus en plus grand, alors que les éléments déclencheurs, les stimuli, se font de plus en plus faibles.
Le chien est surtout en recherche de fuite, ou d’évitement.
Exemple de généralisation : Un chien a peur du véto, il commence alors par avoir peur du cabinet, puis à tous les lieux qui vont ressembler à une clinique, voir à la rue du cabinet.
C’est le phénomène de généralisation par associations de situations proches, identiques.
Les symptômes propres à ce stade sont des réactions digestives, agressives, une perte de contrôle de la motricité, et un possible attachement pathologique au maître, voir d’autres personnes, de manière discontinue. -Troisième stade, (Ou stade pré-anxieux):
La généralisation, (stade 2) est au maximum et le chien est stimulé de toute part. L’état de panique peut-être déclenché par des éléments encore plus faibles.
A ce stade apparaissent des activités substitutives telles que la boulimie, le léchage, etc.
Ce stade est très souvent fugace et finit la majeure partie du temps par devenir un état d’anxiété dans 70 % des cas. -Quatrième stade, (Ou stade terminal, ou Anxiété) :
La différence entre peur et anxiété réside dans la nature des stimuli effrayants, directement perceptible, (dans le cas de la peur), ou non, (dans un cas d’anxiété).
Il y a attente d’un stimuli redouté, mais absent. Symptômes : Palpitations, oppression thoracique, tachycardie, sueurs, tremblements, …
Quelle relation entre phobie et anxiété ?
Il est important de distinguer la phobie qui apparait en présence d’un élément déclencheur, de l’état anxieux qui n’a pas de causes déclenchantes objectives.
Par contre, l’état anxieux succède souvent aux phobies mal ou non-traitées. Quelques statistiques :
Seraient déterminants les facteurs suivants :
-Le sexe du chien: Les mâles sont moins peureux que les femelles, (hypothèse sujet à polémique). Ceci serait expliqué par une influence directe des hormones sexuelles sur les réactions de peurs.
-L’âge.
-La génétique :L’ héritabilité du niveau de peur chez le chien est de o,5.
-La race.
-Les stimuli.
-Les renforcements : dus au conditionnement pavlovien, lorsqu’on modifie un comportement de la mauvaise manière. Quelles sont les conséquences d’une phobie ?
La plus importante d’entre elles est le refoulement.
Le refoulement peut être classé lui-même en 8 catégories :
-L’agressivité
-La soumission
-La dissimulation
-L’auto-accusation
-La fuite
-Le détournement de l’attention
-La valorisation
-Les T.O.C : (Pour ceux-ci, il existe aujourd’hui un test d’ évaluation nommé « Grille ETEC »). Quels sont les moyens thérapeutiques chez le chien ?
-Il y a d’abord la chimiothérapie.
-Ensuite vient la thérapie comportementale.
-Il existe également dans tous les cas, une multitude de médicaments, dont je vous passerai la liste.
Pour terminer, , rappelons l’importance de TOUJOURS essayer de traiter la peur ou la phobie le plus rapidement possible.
En effet, la situation, contrairement à certaines idées reçues, ne peut que s’aggraver avec le temps. PS : Ces informations sont tirées d’une thèse de doctorat datant de 2002. Si certains veulent plus de détails sur le sujet, il suffit d’un mp pour recevoir l’entièreté du sujet, (pdf).
Dernière modification par Jona ; 30/05/10 à 20:11.
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